MUSEE DE LA VIE ROMANTIQUE

Je vous recommande la visite de ce musée charmant situé au coeur de la nouvelle Athène dans le 9ème arrondissement de Paris.
Le superbe pavillon 1830 à l’italienne était la propriété du peintre Ary Scheffer et de son neveu l’écrivain Ernest Renan.
L’hôtel particulier bien caché au fond d’une cour pavée fut un haut lieu du romantisme Parisien. Sous la monarchie de juillet, George Sand, Chopin, Delacroix, Lamartine, Thiers, Rossini se réunissaient dans l’un des 2 ateliers construits par le peintre des deux cotés de la cour pavée.
Il devient musée de la Ville de Paris en 1983. J’ai visité la pavillon principal où sont rassemblés les souvenirs de l’écrivain George Sand et les tableaux du peintre Ary Scheffer (1795-1858) et de ses contemporains.
A partir du mois de mai et jusqu’au mois d’octobre un salon de thé champêtre s’installe dans le jardin et la serre. Après la visite j’ai pu prendre un café dans le jardin. Idyllique

musee romantisme
Le pavillon principal depuis la terrasse – Musée de la vie Romantique

prague
Tableaux du peintre Art Scheffer – Musée de la vie Romantique

Hôtel Scheffer-Renan
16 rue Chaptal
75009 Paris
Tél. : 01 55 31 95 67
Fax. : 01 48 74 28 42
Horaires d’ouverture
Ouvert tous les jours, de 10h à 18h fermé le lundi et les jours fériés.

www.vie-romantique.paris.fr

Métro : Saint-Georges, Pigalle, Blanche, Liège
collections permanentes : Visite gratuite pour tous.
Expositions temporaires : Tarif plein : 7 € – Tarif réduit : 5 €

UN POEME UN DESSIN

Billet du matin

portrait poème

Si les liens des coeurs ne sont pas des mensonges,
Oh! dites, vous devez avoir eu de doux songes,
Je n’ai fait que rêver de vous toute la nuit.
Et nous nous aimions tant! vous me disiez: «Tout fuit,
Tout s’éteint, tout s’en va; ta seule image reste.»
Nous devions être morts dans ce rêve céleste;
Il semblait que c’était déjà le paradis.
Oh! oui, nous étions morts, bien sûr; je vous le dis.
Nous avions tous les deux la forme de nos âmes.
Tout ce que, l’un de l’autre, ici-bas nous aimâmes
Composait notre corps de flamme et de rayons,
Et, naturellement, nous nous reconnaissions.
Il nous apparaissait des visages d’aurore
Qui nous disaient: «C’est moi!»la lumière sonore
Chantait; et nous étions des frissons et des voix.
Vous me disiez: «Écoute!» et je répondais: «Vois!»
Je disais: «Viens-nous-en dans les profondeurs sombres;
Vivons; c’est autrefois que nous étions des ombres.»
Et, mêlant nos appels et nos cris: «Viens! oh! viens!»
«Et moi, je me rappelle, et toi, tu te souviens.»
Éblouis, nous chantions: — C’est nous-mêmes qui sommes
Tout ce qui nous semblait, sur la terre des hommes,
Bon, juste, grand, sublime, ineffable et charmant;
Nous sommes le regard et le rayonnement;
Le sourire de l’aube et l’odeur de la rose,
C’est nous; l’astre est le nid où notre aile se pose;
Nous avons l’infini pour sphère et pour milieu,
L’éternité pour l’âge; et, notre amour, c’est Dieu.

Victor Hugo
Série d’illustrations un poème un dessin.

La courbe de tes yeux

portrait poème

La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu
C’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d’une couvée d’aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l’innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.

Paul Eluard, Capitale de la douleur, 1926
Série d’illustrations un poème un dessin.

J’ai trouvé un stylo qui me convient bien… alors j’en profite avant de le perdre au milieu de ses semblables…